La formation langues à l’abri de la crise

De toute évidence, le secteur de formation professionnelle continue, et notamment la formation langues, se porte plutôt bien malgré le climat économique maussade.   Selon la 5e édition du baromètre de la formation professionnelle, réalisé par Place de la formation et publié en février, l’anglais demeure le numéro un des demandes de formation professionnelle.  Avec une augmentation de 11% de demande de formation en langues étrangères par rapport à 2011, dont un quart concernant l’anglais,  les professionnels français ne sont peut être pas aussi mauvaises élèves en langues que l’on peut croire.  Plus que 50% des demandes de DIF (droit individuel à la formation) concernent l’apprentissage de langues.

Le fait que crise économique rime avec croissance dans le secteur de la formation professionnelle suit un certain logique.  Quand la pérennité de l’emploi est incertaine, pour mettre toutes les chances de leur côté, les actifs cherchent à se former.  Et quand il y a moins de commandes dans l’entreprise, on peut rentabiliser le temps qui se libère pour acquérir de nouvelles compétences.

Les formateurs en langues constatent que tous les stagiaires ne se servent pas forcément de langues étrangères dans le cadre de leur travail.  D’ailleurs, un grand nombre de stagiaires en DIF s’inscrivent pour des formations en langues pour des raisons personnelles.  Ce n’est pas uniquement pour des raisons d’ordre purement pratique que l’on poursuit des études de langues.  L’apprentissage d’une langue, mise à part son utilité évidente dans la communication au delà des frontières, est un entraînement intellectuel qui peut être bénéfique à plusieurs niveaux.

Les chercheurs ont découvert que les étudiants de langues présentent une croissance cérébrale nettement plus perceptible relative aux étudiants d’autres matières telle que la médecine.  Selon une étude publiée dans le journal Neuroimage, plus l’apprenant développe ses compétences en langues, plus il y a de croissance dans les domaines du cortex cérébral qui traitent le langage.  Il reste à découvrir les raisons exactes de cette corrélation, mais on peut en déduire qu’il n’existe pas de meilleur programme de fitness cérébral que l’apprentissage d’une langue.

Et si on apprenait une langue pour se faire plaisir?  Nous sommes motivés par les choses dans la vie qui nous font plaisir, et si on ne prend pas plaisir à communiquer dans une langue étrangère, il est difficile d’avancer.  La pression occasionnée par l’obligation de passer un test en anglais pour satisfaire aux exigences d’un employeur, ou de faire une présentation d’un produit en allemand lors d’une réunion avec des clients, n’est pas forcément la carotte dont nous avons besoin pour nous inciter à aller plus loin dans nos exploits linguistiques.  Par contre, le sentiment de satisfaction que l’on peut éprouver après un échange efficace avec un locuteur natif de la langue que nous sommes en train d’apprendre est une motivation extraordinaire.  Apprendre une langue est, avant tout, drôlement enrichissant.

N’hésitez pas à prendre contact avec nous pour que nous puissions échanger concernant vos objectifs en apprentissage de langue, afin de mettre en place un programme de formation qui vous correspond.

photo credit: Kaplan International Colleges, cc

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